Un enfant sur 20 pleure un parent. Doit-on parler de la mort aux enfants?

En Amérique du Nord, 1 enfant sur 20 est frappé par le deuil d’un parent. Au Québec, la Régie des rentes a reçu 2101 demandes de rente d’orphelin en 2011. Mais cette donnée ne rend pas compte du nombre  réel d’enfants endeuillés cette année-là, puisque cette rente n’est versée qu’aux enfants dont les parents ont cotisé au régime.

Doit-on parler de la mort aux enfants?

On me pose souvent cette question. Alors je vous la repose d’une autre façon!

  • Qui est le plus réticent à parler de la mort et du deuil? Vous ou votre enfant?
  • Qui a le plus de tabous en lien avec la mort et le deuil? Vous ou votre enfant?

J’oserais même poser la question aux enseignants.

  • Qui est le plus réticent à aborder la mort et le deuil en classe  ? Vous ou vos trentaines de jolis minois?

Communiquez avec moi pour des: Ateliers pour les enfants  et/ou Conférence pour les parents (Du préscolaire au secondaire)

La méconnaissance d’un sujet, quel qu’il soit, est souvent dérangeante et peut même créer de faux mythes ou des tabous pour éviter ledit sujet. Je ne dis pas ici que je connais tout ou que je sais tout, loin de là. Simplement que depuis des années j’apprends sur la mort, le deuil et ses impacts sur les petits et les grands. Je continuerai toujours d’apprendre!

Lire: Comment parler de la mort d’un animal de compagnie avec son enfant?

Les enfants sont des éponges. Ils captent facilement nos émotions. Éviter de leur parler de la mort alors qu’un être cher est décédé peut être plus anxiogène que de connaître la vérité. Pourquoi? Parce que tout le monde aime connaître la vérité, même les adultes! Parce que  entendre des mots dit calmement par des personnes qu’ils respectent au plus haut point  permet au petit hamster dans leur tête de se reposer un peu.

  • Qui de mieux que vous leurs parents ou toutes personnes significatives à leurs yeux pour leur expliquer en des mots qu’ils comprennent la situation qui se vit  dans la famille?
  • Le lien de confiance, les échanges parents-enfants, la complicité vous connaissez? Tout est dans la communication, verbale ou non-verbale.
  • Pourquoi ne pas aborder ce thème avant d’avoir à le vivre? 

J’accompagne des femmes endeuillées et des enfants qui réalisent qu’en parler est tellement plus agréable et permet d’en apprivoiser la douleur et les couleurs.

Comment apprivoiser ce thème?

Plusieurs façons sont disponibles. Par exemple:

L’accompagnement en individuel ou en groupe est très bénéfique.

  •  Des lectures et ou abonnement à des infolettres
  • Des ateliers
  • Des conférences
  • Des documentaires, etc
  • Discuter avec d’autres parents qui ont vécu l’expérience du deuil avec un enfant

L’article Mourir de… traite un peu le même sujet en plus d’un exercice à faire par les adultes!

À lire aussi:

Les enfants sans papa ou maman, des suggestions pour les occasions spéciales

  L’intervention de groupe atténue les souffrances des enfants endeuillés

Certains parents s’inquiètent lorsque l’enfant commence à s’intéresser à la thématique de la mort. On me dit qu’il n’y a personne de décédée dans la famille ni dans l’entourage de l’enfant. Saviez-vous que la mort est omniprésente dans les films pour enfants, les livres, les contes et la télévision? Même dans leurs jeux virtuels ou pas; « 3 vies ou t’es mort, La cachette, la Tague, 1-2-3 T’es mort »…

Doit-on parler de la mort aux enfants? Je crois que  poser la question c’est aussi connaître la réponse, peut-être inconsciemment… N’est-ce pas?

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Pour un atelier ou une conférence dans votre région, je vous invite à me contacter et nous trouverons ensemble une façon de collaborer.

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Un livre toujours d’actualité.

Ma blonde a pleuré dès la préface !On a bien apprécié et on va le recommander a d‘autres parents sans hésiter. Fiston a aimé et encore aujourd’hui il m’a posé des questions a propos de la mort de mes parents et de mon frère ainé ,même si le sujet n’est pas des plus populaire il faut quand même préparer les enfants a cela ,merci Lynne. -Mario Davignon, papa

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Version 2015 Éditions CARD/Dauphin Blanc

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citation Lynne Pion Deuil-Vie-Résilience

Femme authentique, douce, audacieuse et passionnée. Elle est la référence pour les femmes endeuillées qu’elle accompagne dans leurs états d’âme sur la route de la résilience en privé , Journée VIP ou petits groupes.   Auteure du livre « Est-ce que tout le monde meurt? » elle a créé son blogue Deuil-Vie-Résilience référé dans la francophonie. Elle a participé au premier événement TEDxQuébec  ennovembre 2012 sa conférence ayant pour titre « La mort n’est pas contagieuse ».  Elle collabore dans différents magazines et sites internet au Québec et en Europe.  Elle s’implique socialement avec le Groupe d’accompagnement Jonathan de Sainte-Marie en Beauce en accompagnement en fin de vie. Vous la retrouverez aussi dans le bottin des ressources de la maison Monbourquette et sur les différents réseaux sociaux.

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10 réflexions sur “Un enfant sur 20 pleure un parent. Doit-on parler de la mort aux enfants?

  1. Il y a de cela 26 ans quand le père de mes 2 garçons est décédé, j’ai essayé de trouver du soutient à travers des écrits adaptés aux jeunes. Je n’ai malheureusement rien trouvé, j’avais plusieurs fois abordé avec eux la mort (nous vivions à la campagne alors et les exemples sont assez facile à trouver), mais il étaient vraiment jeunes 3 ans1/2 et 7 ans/2 et quand on est soit même entrain de vivre cet adieu, ce n’est vraiment pas facile. Bien que cela fut douloureux pour nous trois, je pense que la plus grande sagesse venait d’eux. Alors oui il faut parler de la mort aux enfants et ce travail que tu fais en ce sens Lynne pour apprivoiser la mort est magnifique. Merci

  2. Merci Lynne !
    Je suis très heureuse de lire un article où le sujet est abordé.

    J’accompagne des gens en fin de vie et il m’est arrivé à plusieurs reprises, de devoir intervenir dans ces situations où un membre de la famille vient de décéder et où de jeunes enfants font partie de l’entourage. Il y a toujours beaucoup de questions et même d’inquiétude à savoir si on doit ou non en parler aux enfants ou encore leur faire voir la personne décédée.

    Les enfants n’ont pas de barrière face à la mort. Ils sont simplement curieux de savoir, d’être informés de ce qui se passe, car ils sentent bien qu’il se passe quelque chose….Ne pas leur expliquer la situation suscite davantage de trouble. Les adultes ont souvent peur de les traumatiser, mais les enfants sont davantage traumatisés d’être mis à l’écart et de ne pas savoir pourquoi papa ou maman pleure souvent tout à coup. Ils peuvent même s’imaginer que le chagrin qu’ils observent est de leur faute, qu’ils ont fait quelque chose de mal.

    Je crois profondément que c’est dès qu’ils sont tout petits et dans un langage simple adapté à leur âge, qu’il est souhaitable de parler de la mort aux enfants et en leur disant la vérité, pas en leur racontant des histoires. Grand-maman n’est pas en train de dormir, elle est morte, son coeur ne bat plus…..Leur dire qu’elle dort peut susciter la peur d’aller se coucher, de ne plus se réveiller à leur tour….

    Il ne faut pas oublier que la mort fait partie de nos vies à chacun et que nous vivrons de nombreux deuils dans notre parcours. Leur permettre de confronter ces situations tôt, leur apprend justement que c’est normal, que ça fait partie de la vie et que oui, nous pouvons être tristes lorsqu’une personne que l’on aimait meurt.

    Les enfants apprennent en nous observant. Si on se cache pour vivre nos émotions, si on les met de côté dans ces situations, si on ne les amène pas au salon funéraire….ils grandiront avec cette peur et cette idée que la mort n’est pas normale, qu’elle doit être évitée à tout prix……..et cela ne fera que perpétuer les tabous encore trop présents de nos jours.

    Apprivoiser la mort ne permet pas d’éviter les émotions de se présenter au moment du décès d’un proche, mais offre une opportunité de vivre autrement et avec plus de conscience cet événement charnière de la vie d’un être humain, ce qui facilite indéniablement les étapes du deuil par la suite.

    Apprivoiser la mort permet en fait de mieux vivre l’instant présent et d’en découvrir toute sa richesse. Car même dans la mort, de beaux cadeaux sont présents. On arrête tout à coup notre course folle pour se consacrer à l’essentiel, pour s’épauler dans l’épreuve, pour solidifier les liens, pour revenir à la raison d’être de ce monde, l’amour.

    Je souhaite que chaque enfant puisse être accompagné dans cet apprentissage important de son parcours humain.

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