Deuil de son animal de compagnie

Le deuil animalier vous connaissez?

Ce deuil, un vrai deuil vécu par le propriétaire d’un animal lorsque celui-ci décède. Un deuil méconnu et banalisé…pourtant de plus en plus de gens vivent avec des animaux; familles célibataires, jeunes couples, aînés, etc.

photo chien pour carte condoléancesLire: Mon chat est mort, je vis un deuil

L’animal accompagne et rassure la personne malade. Une collègue maintenant en rémission racontait que son chien la suivait partout et la respectait peut importe ses états d’âme au retour de ses traitements de chimio. Un fidèle compagnon qui l’a aidé énormément par sa présence et son amour inconditionnel.

Un vrai deuil qui se vit parfois silencieusement.

 

Le deuil animalier est banalisé et méconnu, pourtant…

Parce que la personne endeuillé de son chien, son chat ou son bel oiseau vit un deuil mais n’ose pas en parler ce deuil peut se compliquer. Combien d’entre-nous avons déjà entendu quelqu’un dire à une amie endeuillée de son animal « Tu n’as qu’à en adopter un autre », « Ce n’était qu’un chat, y’aura moins de poils dans la maison tu sais » ou encore « Ce chien t’empêchait de sortir autant que tu le voulais« … Le deuil animalier comme tous les deuils est unique à la personne qui le vie et diffère aussi selon votre relation avec votre animal et le nombre d’années que vous avez eu le privilège de partager. Dans la même famille le deuil pourrait ne pas être vécu de la même façon selon son lien avec l’animal.

Avez-vous déjà entendu personnellement ces phrases lorsque votre animal est décédé?

Vous êtes vous donné le droit de parler de votre deuil? Non? Pourquoi?

Un animal de compagnie peut vivre et partager plusieurs années et de beaux moments. L’animal :

  • Est là pour votre ado qui désire partager ses secrets;
  • Est là lorsque les enfants quittent la maison;
  • Est là pour consoler la peine;
  • Est là et très heureux d’y être pour vous accueillir même après un laps de temps très court;
  • Est là pour vous calmer avec ses ronrons ou ses beaux yeux remplis d’amour inconditionnel;
  • Est là et vous accepte tel que vous êtes maquillée ou pas, habillée en mou ou sur votre 36;
  • Est là et toujours prêt pour une balade en auto ou à pied;
  • Est-là pour vous rassurer avec sa présence tout simplement.

Toutes ces routines qui ne sont plus lors du décès d’un animal font partie de ce deuil à apprivoiser.

  • Il peut y avoir de la culpabilité si l’animal a été euthanasié, si l’animal a été malade;
  • Il peut y avoir de la colère envers vous ou l’animal si l’animal s’est sauvé et s’est fait frapper

L’important est de vous rappeler que c’est un vrai deuil que vous vivez présentement. Je vous invite à trouver une personne de confiance avec qui en parler et qui sera de bonne écoute si vous en ressentez le besoin bien entendu.

Qu’est-ce qui vous a aidé à apprivoiser votre deuil?

Est-ce que vous voulez partager votre expérience dans les commentaires? Vous pourriez aider une personne qui vit présentement son deuil et qui n’ose pas en parler, qui sait?

citation apprivoiser son deuil Lynne PionLynne Pion

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3 réflexions sur “Deuil de son animal de compagnie

  1. Notre Sissou (border de 15 ans) nous a quitté vendredi 24 à 17 h 15. Cela faisait un an qu’il était piqué matin et soir à l’insuline.Son copain chat Tigris, est comme nous désemparé, se comporte comme un chien et ne nous lâche pas d’une semelle. Je lui ai mis des fleurs de bach dans l’eau de boisson (comme je faisais d’ailleurs avec Sissou). Vous dire à quel point il nous manque ce fidèle compagnon de 15 ans, je revois le nounours que nous sommes allé chercher dans le fin fond du LOT au printemps 2001, avec lequel nous avons vécu de magnifiques moments (il nous suivait partout, en vacances, en week-end) pas question de le laisser seul. C’était un membre à part entière de la famille qui comprenait tout (il ne lui manquait que la parole). Alors aujourd’hui nous sommes tristes même si nous savons qu’il est allé rejoindre notre neveu de 17 ans décédé au mois d’août dernier et avec lequel il jouait tant lors de ses vacances chez nous, ils étaient inséparables tous les deux. Il y a deux jours dans mes rêves, il est venu caliner, je sentais ma main dans ses longs poils, il était là me faisant comprendre qu’il n’était pas mort et le chat venait lui faire un bisous comme ils en avaient l’habitude. Ce rêve m’a réconfortée, j’y ai vu le signe qu’il était en paix et que nous devions apprendre à vivre sans lui. Nous avons décidé d’attendre que mon mari soit à la retraite pour reprendre un nouveau compagnon (environ 3 ans). Pas question de le remplacer (d’ailleurs il est irremplacable, comme l’était la chienne que nous avions eu avant lui). Un animal n’est pas un objet que l’on remplace quand il est cassé. Pour l’instant, tout doucement nous apprenons à vivre sans lui, du moins sans sa présence physique, juste avec nos bons souvenirs et nous nous occupons plus de Tigris, qui lui aussi a besoin d’être rassuré (il semble désorienté et comprend que quelque chose n’est pas normal).

  2. Merci Lynne d’aborder ce thème du deuil animalier.
    Je n’en ai encore jamais vécu, mais j’ai des amies qui ont vécu cette situation douloureuse.
    Beaucoup plus jeune, j’avais tendance à leur dire : tu pourrais reprendre un autre chat ou un autre chien face à leur détresse, et – bien sûr – cela ne les soulageait aucunement. J’ai ensuite compris qu’il s’agissait en effet d’un vrai deuil et que l’on ne dit pas à une maman qui vient de perdre un bébé :  » tu vas pouvoir en avoir un autre »… du pareil au même ou presque.

    J’avais une très bonne amie chez laquelle je logeais le jour où mon père est décédé. Elle avait un chat qu’elle adorait. Lorsque je suis rentrée dormir chez elle en portant mon chagrin, je l’ai trouvée en larmes car son chat venait de mourir.
    Et elle culpabilisait de pleurer pour son chat alors que je venais de perdre mon père.

    Et je lui ai dit que sa peine et la mienne étaient les mêmes car il n’y a pas des douleurs dignes et d’autres moins dignes, des petites douleurs et des grandes douleurs face à la mort. Chacun souffre en fonction de son vécu, de son émotivité, de sa relation avec l’être disparu.

    Et j’ai tout à fait compris qu’elle pleure son animal tandis que je pleurais mon père.

Merci de laisser un commentaire, je vous lis avec grand intérêt

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