Josée Blanchette une leader à sa façon; Je ne sais pas pondre l’oeuf mais je sais quand il est pourri

La neuroplasticité du cerveau est maintenant reconnue, qu’en est-il de la neuroplasticité de notre société?

Je ne peux le confirmer officiellement mais je crois que Josée Blanchette était consciente qu’un débat aurait lieu sur la place public bien avant le lancement de son livre « Je ne sais pas pondre l’œuf mais je sais quand il est pourri ».

Stéphanie Thibault, présidente de l’Association des communicateurs scientifiques du Québec, croit que Josée Blanchette soulève un débat nécessaire. Le problème, selon elle, est que Tout le monde en parle n’a pas réussi à traiter avec rigueur un sujet aussi complexe.

Qu’a-t-elle dit au juste? Écoutez ou ré-écoutez l’entrevue accordée à l’émission Tout le monde en parle en cliquant sur ce lien

Écoutez le Dr. Denis Soulière oncologue au CHUM à l’émission radio de Denis Arcand

Lisez un extrait en cliquant sur la première de couverture de son livre via le site Archambault.ca : La préface du Dr Jean Rochon entre autre

josee-blanchette-je-ne-sais-pas-pondre-loeuf-mais-je-sais-quand-il-est-pourri .

La controverse amène à un questionnement à tous les niveaux de la société!

Je félicite cette femme qui sait se tenir debout face à la controverse. J’ai écouté plusieurs des entrevues qu’elle a accordé à différents médias dont celle avec Catherine Perrin à l’émission Médium Large.

J’ai pourtant toujours eu l’impression qu’elle ne condamnait pas les traitements médicaux en oncologie mais que son débat se veut  plutôt à l’ouverture médicale à cocréer ensemble avec les nouvelles médecines des possibilités pour les personnes qui se voient accablées d’un crabe; vers une médecine « intégrative » .

TLMEP : la communauté scientifique dénonce un «manque de rigueur»  est le titre d’un article paru ce matin dans le journal La Presse qui mentionne :

« Un groupe de 12 hématologues et oncologues du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) a réagi en envoyant une lettre ouverte aux médias, dans laquelle ils affirment que le propos tenu «fausse les réalités de l’oncologie».

«Ce qu’on a entendu est extrêmement dommageable. Dans les cliniques, aujourd’hui, ça a été une réaction immédiate des patients. La chimio nous fait peur, c’est de la supercherie, pourquoi vous nous donnez ça? C’est ce qu’on a entendu», a dit à La Presse le Dr Denis Soulières. »

Je pense qu’un questionnement à tous les niveaux autant chez les patients, leurs familles, leurs collègues qu’au niveau professionnel, hospitalier et gouvernemental est important. Je lirai avec intérêt vos commentaires et vos questionnements en lien avec ce billet.

Prenez le temps de lire l’intégral de cette lettre ouverte :

*Désolée pour la mise en page sur le blogue de cette lettre que j’ai copiée-collée.

Lundi 3 octobre 2016
Josée Blanchette à TLMEP : quand le prisme des perceptions fausse les réalités
de l’oncologie
Par : Denis Soulières, MD, MSc, FRCPC
Francine Aubin, MD, FRCPC
Karl Bélanger, MD, FRCPC
Normand Blais, MD, MSc, FRCPC
Danielle Charpentier, MD, FRCPC
Stéphane Doucet MD, FRCPC
Marie Florescu, MD, FRCPC
Rahima Jamal, MD, FRCPC
Bernard Lemieux, MD, FRCPC
Harold J Olney, MD, MDCM, FRCPC
Mustapha Tehfé, MD, MSc
Louise Yelle, MD. MSc, FRCPC
Hématologues et oncologues médicaux
CHUM
L’anecdote est une belle façon d’accrocher, même si elle n’est pas substanciée. Elle fait
image et laisse dans l’esprit des perceptions qui peuvent être fausses et qui s’imprègnent longtemps… Nul ne remet en doute que la chimiothérapie ne donne pas un avantage à toute personne qui en reçoit, mais de prétendre que toute chimiothérapie est une  supercherie constitue une mésinformation qui ne peut être laissée sans réplique.
La médecine, comme le système de santé, obéit à des principes fondateurs, visant à
donner plus de vie, à ajouter de la santé et à fournir du bien-être. Mais aucune mesure
n’est capable de fournir tout ceci à tous les individus qui souffrent dans la société.
Aucune.
À l’instar de l’oncologie pédiatrique qui a su, en quarante ans, guérir plusieurs pathologies cancéreuses, bien qu’au prix d’effets secondaires non négligeables et de complications à long terme, l’oncologie adulte vise à fournir une survie prolongée à ceux qui sont atteints d’un cancer. Cessons d’ailleurs de parler DU cancer, parce que ce sont DES cancers bien différents qui sont diagnostiqués chaque jour. Cette première généralisation empêche déjà de faire des distinctions nécessaires. Et l’offre de traitement qui est faite est généralement basée sur des études qui ont permis de prouver que pour une population de patients ayant des pathologies comparables, la majorité auront un avantage, et ce malgré et en tenant compte des effets toxiques aigus et chroniques potentiels qui peuvent réduire l’espérance de vie. Mais devant un patient, prédire que le traitement aura les effets positifs attendus et quels effets secondaires il pourrait expérimenter demeure impossible pour la plupart des cas.
Cependant, depuis dix ans, les avancées en génétique ont ouvert la porte à une  individualisation des traitements, favorisant une prédiction de la réponse adéquate de la
pathologie cancéreuse et des effets secondaires qui pourraient survenir. Ces avancées
sont encore bien préliminaires, mais elles sont un espoir qui n’existe que par le
financement des soins oncologiques généraux et de la recherche. D’ici à ce que toutes
les attentes de la recherche s’avèrent, plusieurs patients continueront à avoir un
diagnostic de cancer et à subir des moments d’angoisse, mais aussi d’espoir.
Madame Blanchette semble avoir oublié de mentionner tous ceux qui ont fait le choix
d’opter pour la chimiothérapie en toute connaissance de cause, avec le désir de vivre
plus longtemps et l’ambition d’une qualité de vie préservée, voire améliorée. Et les  médicaments qui sont offerts le sont sur la base d’études solides, révisées par  les autorités de la santé fédérale et provinciales. Il n’y a pas ici de lobby, de corporatisme,
de collusion contre le bien-être des patients.
Par contre, il est vrai que le système de santé ne permet pas toujours une approche
globale et intégrée des soins aux patients, faute de ressources. Et il est aussi vrai que
dans certaines circonstances, l’organisation des soins a plus d’impact que de simplement ajouter des médicaments. Mais de prétendre que la chimiothérapie ne donne rien, est un jugement personnel qui ne peut être généralisé.
Chaque oncologue a des patients qui ont refusé des traitements pour des raisons personnelles ou pour lesquels la discussion sur les options de traitement aura permis de dégager que les risques pour cet individu sont supérieurs aux bénéfices attendus. Sur la base des connaissances du médecin, de son évaluation du patient, des traitements que le gouvernement rend disponible, il donne une opinion qu’il espère la plus éclairée possible pour le patient. Bien sûr, cette opinion influence souvent le patient, qui n’a jamais eu une telle décision à prendre et se sent mal outillé pour la prendre. Et
l’oncologue qui donne son opinion espère que le choix du patient apportera plus
d’avantages que d’inconvénients. Ce n’est pas toujours le cas, malheureusement.
Par contre, il y a des exemples qui font aussi image, comme celle d’une mère qui aura  survécu pour voir son fils finir son diplôme universitaire, pour voir sa fille donner
naissance à un petit-enfant, ou encore celle d’un jeune homme traité il y a 10 ans avec
de faibles chances de succès, qui a choisi le risque, et qui revient en suivi à l’hôpital
avec son deuxième enfant… Comme oncologue, c’est cette image qui nous permet de
continuer à traiter chaque jour.
L’anecdote peut servir les deux camps. Ainsi, pour débattre calmement des décisions
sociales prises en ce qui a trait à la médecine et à l’oncologie spécifiquement, il faut tout
présenter, tout regarder et justifier à la lumière de données réelles ou d’une opinion que
l’on espère la plus experte possible. C’est ainsi que les patients seront mieux servis.

Le discernement de chacun est important.

Ce qu’elle dit, ce qu’ils disent et écrivent, ce que vous comprenez est peut-être différent…il en est de même de ma compréhension de ces propos.

Libre à chacun, chacune de poser des questions à votre médecin, votre oncologue et de vous assurer de bien comprendre ses réponses et les enjeux sur votre qualité de vie, son prolongement, ses effets secondaires versus la qualité de vie, etc. Que ce soit en lien avec un cancer ou tout autre maladie, vous avez toujours le droit de poser vos questions pour mieux comprendre, pour en parler avec les vôtres par la suite en toute connaissance de cause.

Certaines personnes n’osent pas poser de questions…en êtes vous ou pas? 

Quelle vérité désirez-vous entendre?

Quand avez-vous remis en question une discipline, une nouvelle, une vérité?

Prendrez-vous le temps de lire l’essai de Josée Blanchette avant de le critiquer?

En ce qui concerne la neuroplasticité du cerveau je vous invite à « googler » les noms des Docteurs et chercheurs suivants: Dr Mario Beauregard et  Dr Philippe Fait

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À bientôt!

Lynne

Lynne Pion juillet 2016

 

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