L’aide médicale à mourir, un choix qui déchire

C’est le 01 décembre 2015 qu’entrera en vigueur la Loi 52 sur l’aide médicale à mourir au Québec.

Ah! bon…vous en aviez eu vent n’est-ce pas?

J’accompagne depuis plusieurs années des gens jusqu’à leur dernier souffle de vie. Certaines personnes me disent qu’elles attendent la mort, que les journées sont longues, parfois même très longues. Qu’elles demandent de ne pas souffrir avant de mourir, pas plus que ce qui est tolérable.

Quel est ton niveau de tolérance?

Mais la tolérance de l’un n’est pas nécessairement la tolérance de l’autre. Un peu comme la femme qui accouche qui dira que ce n’est pas douloureux alors que sa voisine aura souffert l’enfer…qui dit vrai? Toutes les deux je crois, selon son seuil de tolérance, selon ses valeurs et quoi d’autres encore?

Quel visage donnez-vous à la mort?

J’avais une tante très malade physiquement. Elle avait demandé qu’à sa prochaine crise elle ne voulait pas que mon oncle ou moi appelions l’ambulance. Elle se sentait prête à mourir et savait que la prochaine crise serait fatale.

Quand la crise arriva…elle implora mon oncle de téléphoner l’ambulance. Elle est décédée quelques mois plus tard. Ce temps supplémentaire lui a permis de mourir « en paix » si je peux me permette ces termes.

Je ne sais pas quel aurait été son choix si elle avait eu l’option de l’aide médicale à mourir….

Ce choix déchire. Il cause un problème de conscience sur lequel nous devons tous réfléchir. Qui sait de quoi sera fait demain? Et si je vous demandais de choisir pour votre enfant, votre mère, votre conjoint? Heureusement la Loi 52 ne vous le demandera pas.

* Avec la nouvelle Loi 52, une personne adulte apte à consentir aux soins pourra demander l’aide médicale à mourir, mais à certaines conditions:

  • elle devra être atteinte d’une maladie grave et incurable;
  • sa situation médicale, avancée et irréversible;
  • ses souffrances physiques ou psychiques, constantes et insupportables.
  • *Tel que lu sur le site tvanouvelles.ca

Pour certaines personnes la mort a le visage de la délivrance, pour d’autres l’inconnu. L’inconnu fait peur…c’est une des plus grande peur. Une peur qui paralyse. D’où, je crois, l’importance de:

  • S’informer au sujet de l’aide médicale à mourir
  • S’informer sur les impacts du deuil
  • S’informer sur les soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie
  • S’informer sur le « comment » en parler en famille, en classe, au travail

L’aide médicale à mourir, un choix qui déchire et qui  (…)*touche à des convictions profondes, à toute une gamme d’enjeux, qu’ils soient d’ordre religieux, judiciaire ou médical, touchant des personnes invalides.

*La Presse: Ottawa se dissocie du comité sur l’aide médicale à mourir

Ah! Nous sommes aussi en pleine campagne électorale au Canada…

Avez-vous entendu un politicien fédéral discuté de ce sujet « chaud » au Québec?  J’ai beau creuser ma mémoire, je ne trouve pas.

Et voilà que je trouve sur les « internets » un texte daté du 26 août 2015 dans Le Devoir écrit par   Hélène BuzzettiCorrespondante parlementaire à Ottawa intitulé:  AIDE MÉDICALE À MOURIR. Un comité pris en otage par l’élection.

Voici un extrait:

(…) Le 17 juillet dernier, Ottawa a annoncé la création d’un « comité externe » de trois personnes, dont fait partie l’ancien ministre québécois Benoît Pelletier, pour consulter les autorités médicales et les « intervenants clés » en la matière. Ce comité se veut la réponse fédérale à la récente décision de la Cour suprême légalisant l’aide médicale à mourir. Mais voilà : cette consultation ne doit pas avoir lieu pendant la campagne électorale. Or, celle-ci a été déclenchée deux semaines plus tard, pour une durée anormalement longue de 11 semaines.(…)

(…)« Ça ne nous empêche quand même pas de faire des choses, mais c’est certain que l’essentiel des consultations ne pourra pas se faire avant la fin de l’élection », reconnaît-il. Benoît Pelletier rappelle que le comité doit remettre son rapport au gouvernement fédéral en novembre prochain. « Non », concède-t-il, ça ne laisse pas beaucoup de temps.

Je ne sais pas pour vous mais pour moi il manque de transparence de la part du gouvernement Conservateur. Pourquoi éviter le sujet?

Lire: Surtout ne pas parler d’aide médicale à mourir durant la campagne ! sur le site de L’Actualité:  On savait le sujet de l’aide médicale à mourir délicat en temps normal… mais c’est d’autant plus vrai en campagne électorale, explique le Dr Alain Vadeboncœur.

Lire: Je ne tuerai plus les patients que j’aiderai à mourir

J’ai essayé par ce texte de vous offrir le plus d’informations pigées ici et là sur l’aide médicale à mourir et la Loi 52.

Lire: Oui à l’aide médicale à mourir /La professeure Lucie Lemonde commente le jugement de la Cour suprême du Canada. Par Claude Gauvreau dont voici un extrait:

Les conservateurs peuvent-ils ignorer le jugement ? 

(…) Dans son jugement, la Cour n’oblige pas les médecins à pratiquer l’aide médicale à mourir. Les juges laissent aux collèges des médecins le soin de trancher les questions d’éthique et de conscience qui surviendront. «Rien dans la déclaration d’invalidité que nous proposons ne contraindrait les médecins à dispenser une aide médicale à mourir. La déclaration ne fait qu’invalider la prohibition criminelle. La suite dépend des collèges des médecins, du Parlement et des législatures provinciales», peut-on lire dans le jugement. (…)

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Je me sens morcelée par cette nouvelle option qui s’offre en fin de vie. Je continue de m’informer, de prendre des notes et de cogiter sur la question.

Ressentez-vous ce déchirement vous aussi?

Quels sont vos questionnements?

Merci de partager dans votre communauté et sur vos réseaux

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Formation Deuil 101, Colloque sur le deuilFemme authentique, douce, audacieuse et passionnée. Elle est la référence  pour les femmes endeuillées et blessées par la vie qu’elle accompagne dans leurs états d’âme. Auteure du livre « Est-ce que tout le monde meurt? » elle a créé son blogue Deuil-Vie-Résilience référé dans la francophonie. Elle a participé au premier événement TEDxQuébec  en novembre 2012 sa conférence ayant pour titre « La mort n’est pas contagieuse ».  Elle  collabore dans différents magazines dont le Magazine VIVRE (parution juillet-août  2015 avec un article sur le deuil animalier) et sites internet au Québec et en Europe.  Elle s’implique socialement avec le Groupe d’accompagnementJonathan de Sainte-Marie en Beauce en accompagnement en fin de vie. Vous la retrouverez aussi dans le bottin des ressources de la maison Monbourquette et sur les différents réseaux sociaux.

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