En attendant la mort

En simplicité, douceur ma collègue auteure et amie Stéphanie Deslauriers rend hommage à « mamita » qu’elle a accompagnée en attendant la mort

Ensemble Maintenant

En attendant la mort, hier, je l’ai accompagné.

Je lui ai tenu la main. A lui. A elle aussi.

J’ai mangé du spaghetti indigeste; délicate attention d’un gentil infirmier tatoué.

La mort a une odeur de spaghetti.

En attendant la mort, j’ai caressé son bras froid.

Sa peau douce, légèrement flétrie.

J’ai vu arriver une, puis deux, puis quatorze personnes qui l’ont aimée – et l’aimeront encore.

J’ai distribué des mouchoirs, offert mon siège, reçu des sourires mal assurés, baignés de larmes.

En attendant la mort, ils se sont remémoré des souvenirs de leur mère, de leur grand-mère.

Ils ont parlé en espagnol a leur aieul, lui murmurant des paroles rassurantes. « Mamita… »

Ils sont resté plus de 7h a son chevet, afin qu’elle sache qu’elle n’est pas seule. Afin qu’elle ne meurt pas seule.

Puis, Poulet est arrivé avec maman et beau-papa, intimidié par ces visages déformés par la douleur…

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