Souvenirs pour 50 ans et + seulement

Doris Lussier, des souvenirs me reviennent…

Hier un ami est passé à la maison et m’a partagé une réflexion de Doris Lussier sur la mort qui se retrouve au verso d’un signet d’une tante décédée dernièrement.  Les jeunes de 50 ans et plus se souviennent certainement de son personnage du Père Gédéon et ses grandes réflexions parfois humoristiques, parfois philosophiques sur la vie. Les plus jeunes en ont peut-être entendu parlé!

Doris Lussier allias le père Gédéon

Oh! du coup j’ai tenté de retrouver quelques textes et extraits de cet homme qui a partagé mes souvenirs d’enfances et d’adolescences. Mes grands-parents me l’ont fait découvrir par des 33 tours qu’ils écoutaient presque pieusement le dimanche après-midi. Avec tout le respect que j’avais pour eux je m’assoyais près de mon grand-père Pion et j’écoutais silencieusement. Je les voyais sourire et s’esclaffer de rire sans vraiment comprendre tout ce que le Père Gédéon racontait. Mais j’étais heureuse d’être simplement là avec eux et de les voir les yeux brillants d’une étincelle coquine et si heureux.

Doris Lussier allias Le père Gédéon disait: « Il y a deux sortes de monde : les Beaucerons…pis ceux qui voudraient bien l’être! Pour moi, la Beauce c’est ce que le Bon Dieu a fait de mieux après le Paradis Terrestre!»

Et voilà que je me retrouve habitant la magnifique région de la Beauce et comprenant de plus en plus ce qu’il voulait dire! 😉

Je vous partage le texte qui a influencé l’écriture de ce billet et qui se retrouvait au verso du signet de la tante de mon ami.

Réflexion sur la mort

Ce que je trouve beau dans le destin humain malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi mourir ce n’est pas finit, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence. La tombe est un berceau et le dernier soir de notre vie est le premier matin de notre éternité.  La mort n’est pas une chute dans le noir, c’est une montée dans la lumière. Mourir au fond, c’est aussi beau que naître. (Doris Lussier)

Le père Gédéon versait aussi dans l’humour comme dans cet extrait d’un Gala Juste pour Rire en compagnie de Michel Barrette allias Hi! Ha! Tremblay. Le saviez-vous? Le P’tit Jésus est né dans Beauce!

 

Souvenir d’un vieillard

 

Texte de Doris Lussier: Les enfants


Rien n’est grand comme les petits. C’est tellement vrai qu’un penseur a pu dire que, de tous les êtres vivants, l’enfant est le seul qui exige qu’on se mette à genoux pour s’élever à sa hauteur.

Chaque fois qu’un enfant naît, c’est le monde qui recommence. Nos enfants sont le sang de notre sève. Ils sont les recrues continuelles du genre humain.

Parce qu’ils portent en eux la possibilité du meilleur, ils sont notre espérance.

Parce que leur innocence ressemble à celle que nous avons perdue, ils sont notre pureté.

Parce qu’ils sont la chair de notre chair et l’âme de notre âme, ils sont notre amour. Claudel disait : « Je n’ai jamais autant aimé les humains que depuis que je suis le père de l’un d’eux. »

Parce qu’ils sont l’avenir et que nous savons tous les pièges qui guettent leurs pas, ils sont notre inquiétude.

Les enfants sont les princes de la vie. Ils sont le premier matin du monde. Ils ne sont jamais blasés. Ils s’émerveillent de tout. La vie pour eux, c’est une création et une récréation.

Les souvenirs d’enfance que je garde précieusement épinglés sur le mur gris de ma mémoire sont les refuges où va s’abriter mon âme quand elle fuit les orages de la vie… Ils sont mes arcs-en-ciel… Ils sont mes clairs de lune…

Plus tard, devenu père à mon tour, je me rappelle avec une purifiante nostalgie les instants privilégiés où, revenant de mon travail, la nuit, j’allais toujours, avant de me coucher, regarder dormir mes deux loupiots… C’était ma prière du soir…

Leur enfance m’a gardé enfant… Leur jeunesse m’a gardé jeune… Et je me dis que ça n’existe pas vieillir… ça n’existe pas mourir… quand on laisse derrière soi la vie recommançante.

La Presse, 26 juin 1993.

tiré du site caférapidus.net

Un visite qui a fait du chemin!

Et voilà comment une visite d’un ami peut influencer!  Parce que j’ai beaucoup de respect pour cet ami qui vient d’avoir soixante-dix-ans et que jaser avec lui me remémore plein de beaux souvenirs d’enfance je lui fais ici un petit clin d’oeil!

Je vous souhaite une agréable journée,

Lynne

auteure du livre Est-ce que tout le monde meurt?

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